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Moi, Jean Joseph Reisser, docteur en médecine à Thann : 1750-1816

Étude critique d'un manuscrit

Les manuscrits du Docteur Reisser sont d’un intérêt majeur pour une compréhension de l’art de soigner dans une petite ville de province à la fin du 18ème siècle et au début du 19ème siècle.

Éditeur : CTHS (Éditions du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques)
1ére édition
Collection : Alsace-Recherches et documents N°91
Thème : Histoire - géographie - archéologie
Auteur(s) : Debus-Kehr Monique
Langue : Français

Sortie prévue le 07/Jan/2021

Prix TTC : 25,00€
EAN : 9782904920523
ISBN : 978-2-90492-052-3

Dimensions : 160x240 mm.
Nombre de pages : 270

CLIL : 3167 Histoire de la médecine

L’ouvrage s’appuie sur un manuscrit d’une soixantaine de pages de grand format découvert dans une brocante d’une ville alsacienne. Il est intitulé Observations médicales faites par moi, Jean Joseph Reisser, docteur en médecine à l’hôpital de Thann. Son texte est d’un intérêt majeur pour une compréhension de l’art de soigner dans une petite ville de province, dont les habitants sont autant des ouvriers d’usine ou agricoles, des artisans pauvres, des épouses de riches laboureurs ou des femmes appartenant au milieu aisé des industriels du textile. Ces malades offrent un échantillon du paysage social et sanitaire à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle. L’espace temporel est empreint d’agitations politiques (fin de l’Ancien Régime, Révolution, période napoléonienne et Restauration).

Le manuscrit Observations médicales faites par moi, Jean Joseph Reisser, docteur en médecine à l’hôpital de Thann, nous fait entrer de plain-pied dans la pratique d’un médecin ayant exercé à partir des années 1775 dans deux petites villes alsaciennes, à Cernay d’abord, puis à Thann de 1794 à 1815 en tant que médecin de l’hôpital. Né dans cette dernière ville en 1750, Jean-Joseph Reisser obtient son doctorat à Valence en 1781. Animé d’une noble passion pour son métier, il soigne avec une égale empathie des malades issus de toutes les couches sociales. Après avoir attentivement considéré les symptômes qu’ils présentent et qu’il relate avec minutie, il prescrit à ces êtres souffrants des médications composées relevant de la pharmacopée de son temps : elles proviennent des règnes végétal, animal et minéral, de la chimie qui s’introduit peu à peu dans les remèdes, ainsi que l’hydrothérapie. S’il exerce son art avec pragmatisme, mettant à profit son expérience et une approche attentive de la complexion et des antécédents médicaux de ses malades, le docteur Reisser n’en est pas moins doté d’une culture savante qu’il puise dans le savoir encyclopédique médical du XVIIIe siècle. Cependant, les principes hippocratiques et traditionnels – théorie des humeurs, saignées, mire des urines – continuent d’imprégner sont art de soigner. Petit-fils et fils de bourreau, il n’aura de cesse de se mettre totalement au service de ses malades, avec la volonté sans faille d’obtenir leur guérison, ce qui traduit une vision du monde héritée des Lumières. Son itinéraire connaîtra les tourments révolutionnaires, le décès précoce de cinq de ses dix enfants et la maladie sans doute, puisqu’il décède à l’âge de 66 ans, en 1816.