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Entre chiens et Woolf

Une affaire de femmes

Une approche différente d’une grand écrivaine du début du XXe siècle, inspirée par la biographie qu’elle écrivit de son chien Flush.

Éditeur : Dijon (Éditions Universitaires de)
1ére édition
Collection : Essais
Thème : Lettres - linguistique
Auteur(s) : Duchêne Mireille
Langue : Français

Paru le 03/Déc/2020

Prix TTC : 10,00€
EAN : 9782364413900
ISBN : 978-2-36441-390-0

Dimensions : 105x175 mm.
Nombre de pages : 128

CLIL : 4028 Études de littérature comparée

Cet essai propose une approche renouvelée de la vie et de l’œuvre de l’écrivaine anglaise Virginia Woolf. Il associe deux types d’investigations : l’une porte sur l’animal en littérature ; l’autre étudie les questions du genre et de l’identité. Cet ouvrage s’adresse à tous les publics qui souhaitent découvrir ou redécouvrir Woolf. Quelle place le chien occupe-t-il dans le quotidien et l’imaginaire de la romancière ? Quels éléments fondateurs y expliquent-ils la présence de l’espèce canine ? Comment le compagnon de l’enfance devient-il un moyen de communication avec les autres, surtout avec les femmes ? En quoi contribue-t-il à libérer leur parole et la conduite de leur existence ? Comment aide-t-il à traverser le monde des apparences et à faire l’expérience d’un langage nouveau ? Récit, analyses et traduction inédite en français d’un texte peu connu (« Sur un ami fidèle ») invitent à revisiter la biographie d’une figure de la littérature hors du commun.

Entre chien et loup, c’est le moment de la journée hésitant entre les dernières lueurs du soir et la tombée de la nuit, celui où l’on ne peut distinguer un chien d’un loup. Entre les chiens et Woolf (1882-1941), s’est tissée une relation singulière. Pour elle, ils représentent bien plus que les animaux de compagnie préférés des Anglais, les « pets ».

Quelle place l’espèce canine occupe-t-elle dans le quotidien et l’imaginaire de Virginia Woolf ? Petite fille, elle prend conscience que les chiens lui offrent la possibilité de communiquer avec le monde extérieur et, plus encore, avec sa mère. Devenue orpheline, elle suit le chemin de la liberté qu’ils tracent devant elle. Adulte, elle découvre l’amour de femmes puissantes, comme Violet Dickinson, Vita Sackville-West ou Ethel Smyth, toutes maîtresses de chow-chow, lévrier et autres chiens de berger.

Dans l’œuvre woolfienne, celui que l’on dit le meilleur ami de l’homme est très présent. Dès 1905, Shag, le fidèle compagnon, passe à la postérité : Virginia lui consacre dans le Guardian un de ses premiers articles, traduit ici en français pour la première fois. En 1933, dans Flush, cherchant à renouveler le genre biographique et à discerner les frontières entre humain et non-humain, la romancière retrace de manière originale la vie du cocker d’Elizabeth Barrett Browning.

Tout l’objet du présent essai – une biographie revisitée – est de montrer qu’entre les chiens et Virginia Woolf, ce fut aussi et avant tout une affaire de femmes.