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Après la fin. Flaubert et le temps du roman

Qu’est-ce qu’écrire après la fin ? Véronique Samson propose de relire l’œuvre de Flaubert comme une réponse de l’écrivain à sa relation au temps. Elle ouvre plus largement une réflexion sur l’histoire des formes romanesques au XIXe siècle.

Éditeur : Vincennes (Presses Universitaires de)
1ére édition
Collection : Culture et Société
Thème : Lettres - linguistique
Auteur(s) : Samson Véronique
Langue : Français

Paru le 28/Jan/2021

Prix TTC : 24,00€
EAN : 9782379241543
ISBN : 978-2-37924-154-3

Dimensions : 137x220 mm.
Nombre de pages : 376

CLIL : 3643 Essais littéraires

Ce livre a pour point de départ la singulière vieillesse que s’attribue Gustave Flaubert, dès le plus jeune âge, dans sa correspondance. Il propose de relire l’œuvre du romancier comme une réponse à cette expérience du temps, héritée du romantisme mais exacerbée par la génération d’après-1848 au point de devenir une véritable vie posthume. Il offre, du même coup, une réflexion sur l’histoire des formes romanesques au XIXe siècle, en tâchant de comprendre comment le roman flaubertien compose à partir de l’expérience posthume — comment il traduit cette expérience et comment il la produit, pour faire ressentir au lecteur dès la première page que tout est déjà terminé.

Emma Bovary, Salammbô, Frédéric Moreau, Bouvard et Pécuchet sont morts. Leurs vies sont déjà faites, et non à faire – derrière eux, plutôt que devant. Les personnages de Flaubert survivent certes dans la mémoire des lecteurs d’aujourd’hui. Mais morts, ils l’ont toujours été, incapables de s’animer, dépourvus de futur dès leur première apparition sur la page. Flaubert serait, en somme, l’auteur d’une littérature déjà posthume.
L’accusation est étonnamment persistante depuis le milieu du XIXe siècle. Comment l’expliquer ? Cet ouvrage suit les traces de cette réception et s’engage dans les voies qu’elle a ouvertes pour penser une manière singulière d’être dans le temps et d’écrire le temps.