Religions et fiscalité dans le monde méditerranéen de l’Antiquité à nos jours
La fiscalité des biens religieux est une question ancienne mais encore d’une grande actualité. Les liens entre fiscalité et religions ont pu varier selon les époques et les pays et il s’agit ici de présenter les diverses réponses apportées.
Éditeur : Sorbonne université Presses
1ére édition
Collection : Religions dans l'histoire
Thème : Histoire - géographie - archéologie
Auteur(s) : Marcellesi Marie-Christine et Pont Anne-Valérie
Langue : français
Sortie prévue le 09/12/2022
Prix TTC : 28,00€
EAN : 9791023107289
Dimensions : 161 x 242 mm.
Nombre de pages : 480
La fiscalité des biens religieux est une question ancienne mais encore d’une grande actualité. Les liens entre fiscalité et religions ont pu varier selon les époques et les pays et il s’agit ici de présenter les diverses réponses apportées.
Dans les différentes civilisations méditerranéennes, les institutions religieuses ont souvent possédé des richesses importantes. Ce constat, encore valable aujourd’hui, suscite de nombreuses interrogations de la part des sociétés concernées : les biens des dieux doivent-ils être soumis à l’impôt ou peuvent-ils, en sens contraire, bénéficier d’avantages fiscaux ? Les responsables religieux peuvent-ils, de droit, prélever des taxes ?
Depuis la Mésopotamie jusqu’à la Grèce contemporaine, en passant par les mondes romain, byzantin, arabe et ottoman, les contributions réunies dans cet ouvrage cherchent à comprendre comment se sont noués, au fil du temps, les liens entre religion et fiscalité et comment l’argent des dieux a pu, ou non, être soumis à un prélèvement dédié à la collectivité. Les différentes religions polythéistes et monothéistes sont tour à tour examinées et les questions du patrimoine du ou des dieux, des prêtres, des minorités religieuses, comme celle d’une soumission régulière ou exceptionnelle à la fiscalité de l’État, ainsi que celle de la conception religieuse des obligations fiscales, sont abordées ici au gré des différents chapitres.
Enfin, ce livre montre comment l’État et les communautés cultuelles se sont progressivement distingués les uns des autres, distinction qui se trouve au fondement même de notre laïcité.
Les institutions religieuses ont souvent possédé, dans les différentes civilisations méditerranéennes, des richesses importantes ; ce constat est encore valable aujourd’hui et il suscite des interrogations : les biens des dieux doivent-ils être soumis à l’impôt ? Peuvent-ils, en sens contraire, en bénéficier ? Depuis la Mésopotamie jusqu’à la Grèce contemporaine, en examinant les religions polythéistes et les trois grands monothéismes, les contributions réunies ici cherchent à comprendre comment se sont noués au fil du temps les liens entre religions et fiscalité. Les questions du patrimoine du/des dieu(x) et des prêtres, des minorités religieuses, d’une soumission régulière ou exceptionnelle à la fiscalité de l’État, de la conception par différentes religions des obligations fiscales sont abordées au fil des différents textes pour montrer comment a pu se construire une distinction entre l’État et les communautés cultuelles, fondement de la laïcité.