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La représentation politique et ses instruments avant la démocratie

(Moyen Âge-Temps modernes)

Enquête sur la représentation politique dans les sociétés médiévales et d’Ancien Régime, avant que n’émerge, au XVIIIe siècle, l’idée d’un « peuple souverain » et d’un gouvernement représentatif.

Éditeur : Dijon (Éditions Universitaires de)
1ére édition
Collection : Histoires
Thème : Histoire - géographie - archéologie
Sous la direction de : Fossier Arnaud, Le Page Dominique, Lemesle Bruno
Langue : Français

Paru le 17/Sep/2020

Prix TTC : 20,00€
EAN : 9782364413696
ISBN : 978-2-36441-369-6

Dimensions : 150x230 mm.
Nombre de pages : 280

CLIL : 3285 Histoire des idées politiques jusqu'à la fin du XVIIe siècle

L’objectif de l’ouvrage est de proposer une enquête sur la représentation politique dans les sociétés médiévales et d’Ancien Régime, avant que n’émerge, au XVIIIe siècle, l’idée d’un « peuple souverain » et d’un gouvernement représentatif. Par delà la diversité des lieux institutionnels étudiés et des acteurs évoqués, ressortent de cette enquête la force et la pérennité de certains instruments de représentation. Dès le XIIIe siècle, les formes de délégation du pouvoir et les pratiques d’assemblée ont en effet reposé sur le même type d’instruments juridiques (lettres de provision, de commission, d’instruction ou de convocation). Cet ouvrage montre qu’il n’est plus possible de faire l’histoire des théories modernes de la représentation sans les articuler aux pratiques elles-mêmes. Se pose en effet désormais la question de l’efficacité des instruments de représentation, des usages parfois détournés qui en furent faits et des résistances qui leur furent opposées, jusqu’à ce que vienne le temps des assemblées se réclamant du peuple.

L’ouvrage propose une enquête sur les principes, les formes et les pratiques de la représentation politique dans les sociétés médiévales et d’Ancien Régime, avant que n’émerge, au XVIIIe siècle, l’idée d’un « peuple souverain » et d’un gouvernement représentatif. Il n’est plus possible de faire l’histoire des théories modernes ou pré-modernes de la représentation sans les articuler aux pratiques elles-mêmes. L’ouvrage se donne donc pour objectif de questionner l’efficacité des instruments de représentation. Au-delà de la diversité des lieux institutionnels étudiés (conciles, états généraux ou provinciaux, corporations marchandes, etc.) et des acteurs évoqués (nonces ou vicaires pontificaux, gouverneurs de province, magistrats, etc.), la force et la pérennité de certains instruments de représentation tels que le mandat, les lettres de provision, de commission, d’instruction ou de convocation, sont soulignées. Il en ressort que les formes de délégation du pouvoir souverain et les pratiques d’assemblée reposaient, dès le XIIIe siècle, sur le même type d’instruments, dans des sociétés où la légalité était pourtant loin d’être la seule source de légitimité. À la croisée de l’histoire politique et de l’histoire des institutions, l’ouvrage vise à identifier certains des « lieux » matriciels de la représentation politique moderne et éclaire certains fondements de notre démocratie.