Hispana negotia. Essai sur le commerce au long cours de l’Hispanie romaine
IIe s. av. J.-C.–IIe s. apr. J.-C.
Première étude d’ensemble du commerce d’exportation de l’Hispanie qui approvisionna Rome et la partie occidentale de son empire en métaux et produits alimentaires variés, au premier rang desquels de l’huile et des salaisons et sauces de poissons.
Éditeur : Presses universitaires de Provence
1ére édition
Collection : Archéologies méditerranéennes série BIAMA
Thème : Histoire - géographie - archéologie
Auteur(s) : Rico Christian
Langue : français
Sortie prévue le 25/11/2022
Prix TTC : 26,00€
EAN : 9791032004180
Dimensions : 220 x 270 mm.
Nombre de pages : 186
Première étude d’ensemble du commerce d’exportation de l’Hispanie qui approvisionna Rome et la partie occidentale de son empire en métaux et produits alimentaires variés, au premier rang desquels de l’huile et des salaisons et sauces de poissons.
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Dès la fin de la République (iie-ier s. a. n. è.), et pendant tout le Haut-Empire, l’Hispanie fut le « supermarché » de Rome et de son empire, qui y trouvèrent, en quantité, métaux et divers produits de grande consommation, du vin, de l’huile et des salaisons et sauces de poissons. Cette richesse alimenta un commerce d’exportation qui, avec le temps, s’amplifia, s’organisant et se structurant ; en témoignent les innombrables vestiges qu’il a laissés : épaves sous-marines, lingots métalliques, débris, par millions, des amphores qui ont transporté les produits hispaniques. Derrière ce trafic, il y avait toute une infrastructure, des ports, des routes commerciales et des commerçants, en d’autres termes des réseaux. L’archéologie sous-marine et l’épigraphie, celle en premier lieu de l’instrumentum (amphores, lingots) permettent de les étudier. C’est l’objet de ce livre qui a pour ambition de proposer, pour la première fois, une analyse d’ensemble de ce vaste commerce au long cours, à la fois maritime, fluvial et terrestre, qui permit à l’Hispanie de rayonner dans l’Empire, et à Rome en premier lieu.
Au sein de l’Empire romain, les provinces d’Hispanie ne furent certainement pas, sur le plan économique, les moins prospères. Principale pourvoyeuse, à l’Ouest, de métaux dès la fin de la République, l’Hispanie approvisionna, au long des deux premiers siècles de notre ère, Rome, ses soldats et la moitié occidentale de son Empire en vin, en huile et en salaisons et sauces de poissons. Le trafic qui se mit en place au départ des régions productrices de cet extrême-Occident est révélé par des dizaines d’épaves et de sites sous-marins en Méditerranée et, sur terre comme en mer, par les nombreux lingots métalliques et les innombrables restes des amphores utilisées, qui attestent sa vitalité. Ce sont ces données et les informations qu’elles contiennent, en particulier épigraphiques, réunies et commentées, confrontées entre elles et croisées avec les textes littéraires et les inscriptions lapidaires, qui constituent la matière de cet ouvrage dont l’ambition est de proposer, pour la première fois, une réflexion d’ensemble sur l’organisation d’un commerce au long cours qui se diversifia, s’amplifia et se structura sur près de quatre siècles, une réflexion plus particulièrement centrée sur les acteurs qui l’animèrent et les réseaux qu’ils bâtirent peu à peu. Ce sont eux qui assurèrent à l’Hispanie une des toutes premières places dans le commerce d’exportation de Rome entre le IIe s. av. J.-C. et la fin du IIe s. de notre ère. Ce livre les place à juste titre au cœur de la réflexion.