Revue des sciences sociales n°75/2026
Décentrer le regard sur la notion de patrimoine
Qu’il soit institutionnalisé ou invisibilisé, le patrimoine est un vecteur de domination. À travers des études de cas, un tour d’horizon international des enjeux mémoriels, culturels et sociaux de la patrimonialisation des arts ou de l’espace public.
Éditeur : Presses universitaires de Strasbourg
1ére édition
Collection : Revue des sciences sociales
Thème : Sciences humaines et sociales
Auteur(s) : Thevenot Anne, Maheo Olivier, Aljem Sanae, Boutet Clara, Duval Mélanie, Batut Romane, Beuker Laura, Druzhinenko-Silhan Daria, Laloy Ophélie, Guinand Sandra, Lélek Viktória Éva, Lou Xinghan, Quemin Hugo, Gérard Julie, Sachsé Victoria, Serebryakova Elena, et Robin-Detraz William
Langue : français
Sortie prévue le 25/06/2026
Prix TTC : 23,00€
EAN : 9791034405039
Dimensions : 200 x 240 mm.
Nombre de pages : 160
Qu’il soit institutionnalisé ou invisibilisé, le patrimoine est un vecteur de domination. À travers des études de cas, un tour d’horizon international des enjeux mémoriels, culturels et sociaux de la patrimonialisation des arts ou de l’espace public.
Depuis le début du XXIe siècle, les études patrimoniales critiques ont déplacé la focale des patrimonialisations institutionnelles vers les patrimonialisations par appropriation, parfois non consensuelles, et critiqué les logiques patrimoniales dominantes. Ce dossier de la Revue des sciences sociales se propose de décentrer le regard sur la notion de patrimoine telle qu’elle s’est constituée historiquement en Europe. Il analyse d’autres conceptions patrimoniales et/ou « matrimoniales », non occidentales (de l’Afrique subsaharienne au Maroc en passant par le Japon et la Chine), postcoloniales et décoloniales, portées par des groupes sociaux invisibilisés, qui peuvent se saisir des patrimonialisations pour revendiquer un changement social. Les contributions interrogent notamment la façon dont certaines patrimonialisations visent à remettre en cause des dominations, tout en questionnant, voire en dépassant les dichotomies simplistes entre patrimoine dominant et émergences patrimoniales.