Prisons coloniales
Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, XIXe-XXe siècles
Comment la prison a été imposée aux populations autochtones puis développée en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française des débuts de la colonisation jusqu’à la dernière décennie du XXe siècle.
Éditeur : Inalco Presses
1ére édition
Collection : Océanie(s)
Thème : Histoire - géographie - archéologie et Sciences humaines et sociales
Auteur(s) : Salomon Christine et Salaün Marie
Langue : français
Sortie prévue le 05/05/2026
Prix TTC : 20,00€
EAN : 9782858314843
Dimensions : 160 x 240 mm.
Nombre de pages : 496
Comment la prison a été imposée aux populations autochtones puis développée en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française des débuts de la colonisation jusqu’à la dernière décennie du XXe siècle.
Alors que depuis 40 ans la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française font régulièrement irruption dans l’actualité pour leurs conditions de détention déplorables, l’emprisonnement des colonisés a fait l’objet de peu de travaux, une lacune à laquelle remédie l’ouvrage de Marie Salaün et de Christine Salomon. À partir d’une collecte minutieuse de sources d’archives dispersées et d’enquêtes de terrain fouillées, les autrices mettent en lumière la transition d’un système carcéral issu de la conquête coloniale vers une institution adaptée aux nouveaux cadres politiques, sociaux et moraux instaurés par la République à partir des années 1950. L’ouvrage examine aussi la contestation de l’ordre colonial au sein des prisons dès les années 1970, à travers les protestations contre les essais nucléaires et les revendications indépendantistes, jusqu’au transfert de la compétence pénitentiaire à l’État à la fin du XXe siècle.
Marie Salaün est anthropologue, professeure à l’université Paris Cité, chercheure à l’URMIS. Ses travaux interrogent le mot d’ordre de « décolonisation » et la notion de « legs colonial » dans le Pacifique insulaire.
Christine Salomon est anthropologue. Ses recherches sur les transformations des rapports sociaux de sexe et leur articulation avec les changements politiques en Nouvelle-Calédonie l’ont amenée à s’intéresser à différentes facettes des relations des Kanak avec les institutions, notamment judiciaire.