À paraître
Fictions en « procès ». L’art à l’épreuve du jugement politique et moral
Ce numéro examine, du Moyen Âge à nos jours, les « procès » faits aux œuvres du canon littéraire (violence, immoralité, domination) : ces critiques renouvellent-elles la lecture de ces œuvres ou menacent-elles l’autonomie de l’art ?
Éditeur : Presses universitaires du Midi
1ére édition
Collection : Littératures
Thème : Lettres - linguistique
Sous la direction de : Roumette Julien, Chassot Fabrice, Maupeu Philippe
Langue : français
Sortie prévue le 28/01/2027
Prix TTC : 23,00€
EAN : 9782810713943
Dimensions : 135 x 220 mm.
Nombre de pages : 200
4ème de couverture
4ème de couverture
Ce numéro examine, du Moyen Âge à nos jours, les « procès » faits aux œuvres du canon littéraire (violence, immoralité, domination) : ces critiques renouvellent-elles la lecture de ces œuvres ou menacent-elles l’autonomie de l’art ? Autodafés, mises à l’index, censures… : le procès des fictions est aussi ancien que la littérature elle-même. On était habitué aux accusations d’immoralité ou de trouble à l’ordre public lancées par des autorités politiques et religieuses. D’autres voix et d’autres griefs se font désormais entendre. Le « procès », plus militant, moins institutionnel, change de nature. Les oeuvres patrimonialisées sont soupçonnées de favoriser insidieusement des rapports de domination, d’encourager des violences en les invisibilisant, de réactiver des traumatismes, de heurter des sensibilités vulnérables. La censure proprement dite laisserait alors place à la mise en question politique des canons littéraires et artistiques et remettrait en cause le principe de l’autonomie esthétique associé à une certaine modernité.Revenant sur ces controverses contemporaines, ce numéro pluridisciplinaire interroge l’intérêt herméneutique du procès des fictions, en le réinscrivant dans une approche pluriséculaire. Que gagne-t-on à lire les oeuvres en procureur ou en victime ? Une telle lecture appauvrit-elle notre relation à l’art ? À la lecture de ce numéro, on pourra se convaincre que la controverse morale et politique peut, lorsqu’elle respecte le principe du contradictoire, renouveler la lecture des oeuvres, révéler leur pouvoir, et nouer avec elles une relation plus authentique.