Bibliophobies
Des bûchers de l’Inquisition aux bombardements russes sur les entrepôts des éditeurs ukrainiens, les livres ont à toutes les époques suscité haine et crainte. S’intéresser aux différentes formes de la bibliophobie, c’est donc s’interroger sur le pouvoir que l’on prête aux livres. C’est, aussi, émettre l’hypothèse qu’une certaine forme de bibliophobie pourrait constituer une sorte d’hygiène nécessaire, face aux injonctions consuméristes du marché du livre, à l’entre-soi des pratiques bibliomanes, et à l’appel de la vie.
Éditeur : Librairie Droz
1ére édition
Collection : Pas courant
Thème : Histoire - géographie - archéologie et Lettres - linguistique
Langue : français
Traduit par : Buttay Florence, Boumediene Samir
Sortie prévue le 19/11/2026
Prix TTC : 26,00€
EAN : 9782600067270
Dimensions : 120 x 190 mm.
Nombre de pages : 400
Des bûchers de l’Inquisition aux bombardements russes sur les entrepôts des éditeurs ukrainiens, les livres ont à toutes les époques suscité haine et crainte. S’intéresser aux différentes formes de la bibliophobie, c’est donc s’interroger sur le pouvoir que l’on prête aux livres. C’est, aussi, émettre l’hypothèse qu’une certaine forme de bibliophobie pourrait constituer une sorte d’hygiène nécessaire, face aux injonctions consuméristes du marché du livre, à l’entre-soi des pratiques bibliomanes, et à l’appel de la vie.
Objet de crainte, de fantasmes, de désirs, de détestation, le livre est investi de la capacité à renfermer une partie de nos vies et à
les affecter. Ce recueil offre un ensemble de regards sur différentes formes de bibliophobie, entendue largement comme avoir un problème avec les livres, qu’il conduise à la peur, au rejet, à la haine, ou à la volonté de détruire. Parce que ces passions contradictoires
débordent l’objet individualisable appelé « livre », « biblio » renvoie également à la bibliothèque, à la bibliographie et à la bibliométrie.
Occasion de poser un regard critique sur l’académisme et économie du livre, ce livre accorde une place privilégiée à la bibliothèque.
Privée ou publique, elle est à la fois le lieu de conservation des livres et la réserve qui permet d’en empêcher la diffusion voire d’en faciliter la disparition. En cela, elle reflète la tension qui parcourt le rapport au livre et aux pratiques graphiques, entre la peur de perdre et celle de transmettre, entre la volonté de laisser une trace et la hantise de conserver.
Une publication hors-série de la Revue française d’histoire du livre. Une co-édition Droz/Société des Bibliophiles de Guyenne.