Son propre visage en partage
Pratiques de l'autofilmage
Ressemblance, filiation, adoption : dans ce terrain sensible, l’autofilmage au cinéma ne se contente pas de montrer les liens, il les transforme. À
partir d’une expérience située et d’analyses de films, ce livre explore un champ relationnel encore peu étudié.
Éditeur : Presses universitaires de Vincennes
1ére édition
Collection : Recherche-création
Thème : Arts - esthétique
Auteur(s) : Szechter Lucie
Langue : français
Sortie prévue le 09/07/2026
Prix TTC : 24,00€
EAN : 9782379246296
Dimensions : 160 x 240 mm.
Nombre de pages : 240
Ressemblance, filiation, adoption : dans ce terrain sensible, l’autofilmage au cinéma ne se contente pas de montrer les liens, il les transforme. À
partir d’une expérience située et d’analyses de films, ce livre explore un champ relationnel encore peu étudié.
Qu’est-ce que se filmer soi-même ? Le terme « autofilmage » se compose d’Auto : du grec αὐτὸς signifiant « par soi-même » et de Filmage : action de filmer. Cette pratique singulière traverse le cinéma documentaire contemporain (Claudio Pazienza, Sophie Bredier, Ross McElwee, etc.) et interroge les frontières entre le soi et l’autre, entre ressemblance et altérité.
Au cœur de cette enquête en recherche-création se trouve le film L’Oreille décollée (2018, 56 min), réalisé par l’autrice. Ce film devient le lieu d’une exploration : qu’est-ce que se filmer soi-même comme un·e autre, pour reprendre les termes de Paul Ricœur ? Un film peut-il être le lieu d’une reconnaissance malgré l’assignation « tu n’es pas comme nous », comme le suggère Judith Butler ?
À partir de cette expérience filmique, l’ouvrage analyse comment, dans l’autofilmage, la ressemblance s’investit d’une fonction sociale et emblématique. Il examine la place faite à l’autre dans le cadre, dans les traits d’un visage, ainsi que la relation qui s’établit entre ce visage et le regard qui se pose sur lui pour le comparer. Il questionne enfin la place du spectateur dans ce processus d’identification et de reconnaissance.
Lucie Szechter est docteure en Art et Sciences de l’art et chargée de cours en cinéma pour les universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Paris 8 Université des Créations. Elle est réalisatrice de fictions, documentaires, essais et films collectifs en atelier (Pompidou, Le Bal/La fabrique du regard). Ses publications portent sur les dispositifs cinématographiques « singuliers-pluriels », dans le sillage philosophique de Jean-Luc Nancy.