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La France et l’Inde des origines à nos jours

Tome 2 : Les comptoirs sous trois Républiques (1870-1963)

Éditeur : Indes Savantes (Les)
1ére édition
Collection : Études Asie
Thème : Histoire - géographie - archéologie
Auteur(s) : Weber Jacques
Langue : Français
32 illustration(s) N&B
54 illustration(s) couleur

Paru le 25/Juin/2020

Prix TTC : 40,00€
EAN : 9782846545495
ISBN : 978-2-84654-549-5

Dimensions : 158x240 mm.
Nombre de pages : 830

CLIL : 4036 Histoire-Asie

C’est parce que la minuscule Inde française est devenue la terre des fraudes et des violences électorales, que le parti du Congrès peut s’opposer à l’organisation d’un référendum d’autodétermination après l’accession de l’Union indienne à l’indépendance en 1947.Le traité de cession ne sera signé qu’en 1956, mais dès avant le transfert de facto du 1er novembre 1954, l’essentiel est décidé  : les ressortissants des comptoirs auront la faculté d’opter pour la France, ce que feront quelques milliers d’entre eux, à l’origine de la communauté franco-pondichérienne  ; les anciens Établissements français, Pondichéry, Karikal, Mahé et Yanaon, dont les habitants sont attachés à leur particularisme seront érigés en Territoire de l’Union indienne  ; les institutions culturelles françaises seront maintenues et contribueront au cachet de Pondichéry, dont la géométrie urbaine et la French Touch attirent aujourd’hui des visiteurs indiens et français de plus en plus nombreux.

Évincée des Indes et confinée dans ses minuscules comptoirs, la France y suit entre 1816 et 1871 une politique indigène prudente, respectueuse des cultes et des castes, des usages et des coutumes, qui lui vaut, sinon l’adhésion, du moins la confiance des Indiens. Renouant avec le dogme révolutionnaire de l’assimilation par les institutions, la Troisième République rompt avec cette politique en invitant les Indiens à élire au suffrage universel, sans distinction de couleur, de religion ni de caste, un député et un sénateur, un conseil général et des conseils municipaux. Imposée sans concertation préalable et sans la moindre tentative d’assimilation culturelle, cette politique, qui se veut décentralisatrice et émancipatrice des intouchables, produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un «  parti indien  » bien décidé à asseoir la domination des hautes castes. Dans les années 1890, un «  parti français  » s’allie aux basses castes et aux musulmans pour évincer l’oligarchie hindoue. Dès lors, chaque élection donne lieu à de gigantesques fraudes et à des violences meurtrières entre castes et communautés. C’est parce que la minuscule Inde française est devenue la terre des fraudes et des violences électorales, que le parti du Congrès peut s’opposer à l’organisation d’un référendum d’autodétermination après l’accession de l’Union indienne à l’indépendance en 1947. Le traité de cession ne sera signé qu’en 1956, mais dès avant le transfert de facto du 1er novembre 1954, l’essentiel est décidé  : les ressortissants des comptoirs auront la faculté d’opter pour la France, ce que feront quelques milliers d’entre eux, à l’origine de la communauté franco-pondichérienne  ; les anciens Établissements français, Pondichéry, Karikal, Mahé et Yanaon, dont les habitants sont attachés à leur particularisme seront érigés en Territoire de l’Union indienne  ; les institutions culturelles françaises seront maintenues et contribueront au cachet de Pondichéry, dont la géométrie urbaine et la French Touch attirent aujourd’hui des visiteurs indiens et français de plus en plus nombreux.