Bauxites et alumines en Méditerranée, XIXe-XXIe siècles
Un héritage persistant et controversé
Ce numéro de Rives méditerranéennes questionne l’héritage historique controversé des industries de la bauxite et de l’alumine en Provence et en Méditerranée au XXe siècle.
Éditeur : Presses universitaires de Provence
1ére édition
Collection : Rives méditerranéennes
Thème : Histoire - géographie - archéologie et Nature-environnement
Sous la direction de : Renaux Thierry, Carbonell Mauve
Langue : français
Sortie prévue le 26/06/2025
Prix TTC : 15,00€
EAN : 9791032005620
Dimensions : 160 x 230 mm.
Nombre de pages : 200
Ce numéro de Rives méditerranéennes questionne l’héritage historique controversé des industries de la bauxite et de l’alumine en Provence et en Méditerranée au XXe siècle.
L’aluminium, métal le plus abondant de l’écorce terrestre, n’existe pas à l’état natif. Pour le produire, deux opérations successives sont nécessaires, après l’extraction de la bauxite, principal minerai alumineux. L’alumine, ou oxyde d’aluminium, est d’abord extraite de la bauxite. Ensuite, l’aluminium est obtenu par électrolyse de cet oxyde. Si l’industrie de l’aluminium est étudiée de longue date par les historiens, l’alumine et la bauxite font figure de parent pauvre de l’historiographie, et sont souvent reléguées, en tant que matières premières, au rang de facteurs stratégiques de l’aluminium ou, en ce qui concerne l’alumine, de produit intermédiaire. Ce dossier, réunissant des travaux d’historiens, de sociologues et de politistes, s’intéresse principalement à l’industrie de l’alumine en Méditerranée. Le périmètre chronologique couvre la totalité de l’histoire de l’aluminium et de sa production, des premiers temps, durant la seconde moitié du XIXe siècle, quand l’alumine servait à bien d’autres usages que la production de ce métal léger, aux enjeux les plus contemporains, et sources de conflits, d’une industrie devenue globalisée et pour laquelle la question de son impact environnemental, sous-estimée par le passé, est devenue primordiale tout comme la gestion des déchets qu’elle laisse en héritage.